Les luminaires d’Ovalum

Portrait d'Olivier Vallaeys

« Ce que j’aime dans le design, c’est la création, le dessin, la fabrication. Partir de la poudre de porcelaine et d’arriver à sortir une lampe, de faire l’objet de A à Z. »

Amarré sur les bords de la Marne en banlieue parisienne, le designer Olivier Vallaeys vit sur une péniche, un havre de paix mi-loft/mi-usine à la lisière de la ville.
« J’ai passé beaucoup de temps dans ma vie à côté de la mer.  Mes parents avaient un bateau. L’idée de la péniche était de pouvoir bouger, de larguer les amarres et de vivre quelque chose de différent. »

Disséminées à travers sa péniche – au milieu de livres, de plantes, de souvenirs et mobiliers – ses créations ponctuent et illuminent le décor : des prototypes de luminaires, des appliques murales, des suspensions, des abat-jours et beaucoup d’essais. Dans l’entrée, installé sous l’escalier en colimaçon, un four à céramique lui permet de cuire la porcelaine. À coté, une cinquantaine de moules déjà prête à modeler des abat-jours.

 

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« Le luminaire est un moyen de finaliser une ambiance, une décoration, d’améliorer un lieu. »

Coach sportif de haut niveau, Olivier Vallaeys (Ovalum) se met au design assez tard, par « besoin d’évasion face à un métier très prenant » mais surtout par envie de créer.

Dessinant depuis longtemps, il commence à réfléchir à des questions d’éclairage, apprend les techniques de fabrication en autodidacte pendant ses temps libres, la nuit, expérimente des combinaisons de matériaux et de couleurs, transformant sa péniche en laboratoire de création.

Aujourd’hui, Ovalum maîtrise l’ensemble du processus de création, du concept au montage final, en passant par le moulage du béton et la cuisson de la porcelaine.

Les luminaires qu’il dessine et fabrique jouent sur la confrontation pour faire naître l’harmonie et l’équilibre. C’est d’ailleurs de cet équilibre ténu – entre tension et sensibilité, maîtrise et hasard – qu’éclôt la beauté de ses lampes.
Pour sa première collection, il associe des matériaux en apparence opposés – la brutalité du béton, la tension du cuivre et la délicatesse de la porcelaine – pour en révéler la beauté, chaque élément étant au service de l’autre.

« Ma premiere lampe consistait à faire tenir un tube en cuivre sur du béton. Face à ces éléments supers bruts, je me suis demandé quel abat-jour je pourrai mettre et donc je suis allé chercher le matériau le plus fragile possible, la porcelaine. »

Avec la porcelaine, il trouve le contrepoids à des matériaux industriels, mais surtout une ouverture vers une infinité de possibilités de jeux de lumière, de transparence et de formes.

 

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« Plus on fait simple, plus c’est efficace. À partir du moment où on arrive à une maîtrise,
on enlève les artifices. »

Nourri de livres, de rencontres et de voyages, Ovalum mélange les styles et les époques, s’inspire de tout ce qu’il voit, aussi bien dans les showrooms que dans les brocantes. Il alterne sans transition d’une série de lampadaires au minimalisme industriel à des suspensions aériennes aux motifs délicats et fragiles.

Ovalum a la liberté de l’autodidacte. Ses luminaires composent d’ailleurs un portrait en creux de leur créateur: la précision du sportif, le savoir-faire de l’artisan et la sensibilité de l’artiste.

 

 

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Ovalum est distribué :

A Paris
Portobello, 32 rue du roi de Sicile
Les Curieuses, 4 rue Oberkampf
Old and new, 16 rue des gravilliers

A Montpellier
Tago Mago, 1bis rue four des flammes

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